Le président de la Région du Kurdistan rend hommage à Lindsey Graham et salue le sénateur américain défunt comme un « ami cher » du Kurdistan
Le président de la Région du Kurdistan, Nechirvan Barzani, a rendu hommage au sénateur américain Lindsey Graham, récemment décédé, saluant son soutien de longue date à la Région du Kurdistan et soulignant l'héritage durable qu'il a laissé dans les relations entre les États-Unis et le Kurdistan.
Le président de la Région du Kurdistan, Nechirvan Barzani, a présenté dimanche ses condoléances suite au décès du sénateur américain Lindsey Graham, décrivant ce législateur républicain de longue date comme « un ami précieux du peuple du Kurdistan », dont l’engagement en faveur de la région restera gravé dans les mémoires avec une gratitude éternelle.
Dans un communiqué publié sur X, le président Barzani s’est dit « profondément attristé » par le décès de Lindsey Graham et a salué le soutien constant que le sénateur a apporté à la région du Kurdistan tout au long de ses décennies de mandat.
Il a déclaré que l’engagement de Lindsey Graham envers le Kurdistan et son peuple lui avait valu une reconnaissance durable, tout en adressant ses condoléances à la famille, aux amis et aux collègues du sénateur.
Le message de M. Barzani reflète les relations étroites que M. Graham avait nouées avec les dirigeants kurdes au fil de nombreuses années et souligne la place prépondérante du sénateur dans l’histoire des relations entre les États-Unis et le Kurdistan.
Tout au long de sa carrière au Sénat, M. Graham a été largement considéré dans la région du Kurdistan comme l’un des plus fervents défenseurs, à Washington, d’une coopération plus étroite entre les États-Unis et Erbil, notamment en matière de sécurité et de stabilité régionale.
Selon le bureau du sénateur américain Lindsey Graham, le républicain de Caroline du Sud est décédé dans la soirée du samedi 11 juillet, à la suite de ce que le bureau a qualifié de maladie brève et soudaine.
Dans un communiqué publié sur le compte X officiel du sénateur, son bureau a indiqué que la famille de Graham appréciait les prières en cette période difficile et demandait que son intimité soit respectée. Aucun détail supplémentaire concernant la maladie n’a été immédiatement communiqué.
Le décès du sénateur marque la fin d’une carrière politique s’étendant sur plusieurs décennies, au cours de laquelle il est devenu une voix influente en matière de politique étrangère américaine, de sécurité nationale et d’affaires du Moyen-Orient.
Son engagement envers la région du Kurdistan s’est étendu sur plusieurs administrations américaines successives et des périodes de bouleversements régionaux majeurs.
Graham n’a cessé d’exprimer son soutien au renforcement des liens entre Washington et la région du Kurdistan et a souligné à maintes reprises l’importance stratégique de la coopération avec les autorités kurdes.
Cet engagement s’est poursuivi jusqu’à la dernière année de sa vie. Fin janvier 2026, Graham s’est associé au sénateur démocrate Richard Blumenthal pour présenter le « Save the Kurds Act », un projet de loi visant à protéger les forces kurdes du Kurdistan occidental (nord-est de la Syrie).
En annonçant ce projet de loi le X, Graham a déclaré que cette proposition reflétait un fort soutien bipartisan au Congrès en faveur de la protection des groupes kurdes, en particulier des Forces démocratiques syriennes (FDS), qu’il a décrites comme des partenaires indispensables des États-Unis dans la campagne contre l’État islamique (EI) pendant le premier mandat du président Donald Trump.
Graham a indiqué que les FDS, dont les rangs comptent une importante composante kurde, avaient supporté une grande partie du fardeau dans la lutte contre l’État islamique et a fait valoir que les attaques contre les forces kurdes menaçaient à la fois la stabilité régionale et la crédibilité de Washington auprès de ses alliés.
Tout en reconnaissant la complexité du paysage politique et ethnique syrien, il a averti que la poursuite des attaques contre les forces kurdes compromettrait les perspectives de stabilité et de reconstruction du pays.
Le projet de loi visait à imposer des sanctions à l’encontre de responsables du gouvernement syrien, d’institutions financières et de personnes ou entités étrangères accusées d’apporter un soutien militaire ou financier au gouvernement syrien.
Ses positions lui ont valu une large reconnaissance parmi les dirigeants kurdes, qui le décrivaient souvent comme un partenaire fiable en période de forte incertitude régionale.
Au fil des ans, Graham a rencontré à plusieurs reprises de hauts responsables kurdes et a publiquement soutenu les efforts visant à renforcer la coopération politique, sécuritaire et économique entre les États-Unis et la région du Kurdistan.
L’hommage du président Barzani met particulièrement l’accent sur cet héritage, présentant les contributions de Graham non seulement comme des manifestations de soutien politique, mais aussi comme faisant partie d’une relation de longue date entre le peuple kurde et l’un de ses alliés les plus éminents au sein du Congrès américain.
Alors que les condoléances continuent d’affluer suite au décès du sénateur, la déclaration de M. Barzani souligne l’importance diplomatique du rôle joué par Graham dans le développement des relations entre les États-Unis et le Kurdistan.
Son soutien à la région du Kurdistan, son engagement en faveur des Peshmergas et son implication dans les questions de sécurité régionale restent des éléments centraux de l’héritage dont se souviennent les dirigeants kurdes alors qu’ils rendent hommage à l’un de leurs plus fidèles soutiens à Washington.
[Source : Kurdistan24 English - traduit par EDGE news]