L’OL élimine Lille en Coupe de France et file en huitièmes de finale

Les Lyonnais ont dominé les Lillois (2-1) grâce à leur nouvelle recrue, le Brésilien Endrick, auteur d’une prestation étincelante pour son premier match sous les couleurs du club rhodanien.

Jan 14, 2026 - 16:46
L’OL élimine Lille en Coupe de France et file en huitièmes de finale
Le Lillois Olivier Giroud face au gardien lyonnais Rémy Descamps en Coupe de France, au stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve-d’Ascq (Nord), le 11 janvier 2026. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

L’Olympique lyonnais (OL) a éliminé Lille (2-1) de la Coupe de France et s’est qualifié pour les huitièmes de finale, dimanche 11 janvier au soir, au stade Pierre-Mauroy. Comme en 2023 et en 2024 en huitièmes de finale, l’OL a sorti le LOSC de la compétition, dans le froid de l’enceinte de la banlieue lilloise, au toit fermé pour l’occasion et remplie à moins de la moitié (quelque 20 000 spectateurs) malgré le prestige de l’affiche.

Le club rhodanien doit en grande partie ce succès à sa dernière recrue, le Brésilien Endrick, principale attraction du mercato hivernal en France, qui a pris la lumière pour sa première prestation avec l’OL. Prêté par le Real Madrid, l’attaquant de 19 ans, positionné à droite du onze concocté par Paulo Fonseca, ancien de la maison lilloise, a tenté pas moins de six frappes, apportant constamment le danger dans la défense nordiste.

Dès la 5e minute, l’international brésilien a failli tromper Arnaud Bodart d’une frappe lourde et flottante, que le portier lillois a difficilement détournée sur son poteau droit. Après plusieurs autres tentatives infructueuses, l’une d’entre elles obligeant Bodart à un nouvel arrêt (14ᵉ), le gaucher de 1,73 mètre a trouvé la faille en reprenant un centre dévié par Corentin Tolisso (43ᵉ).

En confiance, le Brésilien s’est permis quelques chevauchées impressionnantes, comme celle qui lui a permis d’éliminer deux Lillois grâce à sa vitesse, puis d’obtenir une faute en dribblant Thomas Meunier alors qu’il faisait face à cinq adversaires (50ᵉ).

A l’inverse, Lille est plutôt en régression par rapport à sa fin d’année 2025. Après l’emportement de ses dirigeants en coulisse, et les débordements de ses ultras en tribune, la semaine dernière lors de la défaite contre Rennes (2-0) en Ligue 1, les Dogues ont une nouvelle fois failli en défense et manqué, globalement, leur prestation.

Inefficacité lilloise

Ils se sont sabordés dès la 46ᵉ seconde en concédant un but après une bévue de Bodart, pas aidé par son défenseur central, Nathan Ngoy. Le deuxième gardien du club nordiste avait déjà été fautif à Nice en championnat, précipitant la défaite des siens.

Les joueurs de Bruno Genesio se sont pourtant révoltés avant le but d’Endrick, égalisant grâce à Ngoy, habilement servi par Hakon Arnar Haraldsson dans la surface lyonnaise (28ᵉ). Mais ce but n’a fait que masquer l’inefficacité de la pression exercée par les Lillois, leur milieu de terrain qui a parfois ressemblé à un désert, leur manque d’engagement global dans les duels et les prestations trop ternes de Félix Correia, Haraldsson, Matias Fernandez-Pardo et Olivier Giroud, entre autres.

Le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (57 buts en 137 sélections) a été trop court à deux reprises lorsqu’il a fallu reprendre des bons centres de Thomas Meunier, en première période, puis de Romain Perraud (63ᵉ).

Les Nordistes, déjà face à une pénurie de défenseurs centraux – Alexsandro est suspendu, Chancel Mbemba et Aïssa Mandi disputaient jusque très récemment la Coupe d’Afrique des nations –, ont en plus dû jouer une demi-heure sans leur capitaine Benjamin André, sorti blessé à l’heure de jeu.

Ils ont toutefois failli égaliser d’une frappe lointaine et puissante de Tiago Santos qui a secoué le poteau droit lyonnais en fin de rencontre (88ᵉ). En vain. Lille commence bien mal 2026, au contraire de Lyon, vainqueur de ses quatre derniers matchs.

[Source: Le Monde]