Le président Nechirvan Barzani : la région du Kurdistan ne constituera pas une menace pour l'Iran ou ses voisins
Le président de la région du Kurdistan exhorte Bagdad à lutter contre les groupes armés illégaux alors que les tensions régionales s'intensifient
Le président de la région du Kurdistan, Nechirvan Barzani, a réaffirmé mardi que la région du Kurdistan ne permettrait pas que son territoire soit utilisé comme menace contre l'Iran ou d'autres États voisins, tout en exhortant le gouvernement fédéral de Bagdad à mettre fin aux attaques menées par des groupes armés hors la loi qui ciblent la région.
M. Barzani a fait ces déclarations lors d'une réunion de haut niveau sur la sécurité et les questions militaires qui s'est tenue mardi à Erbil, qu'il a présidée en sa qualité de président de la région du Kurdistan et de commandant en chef des forces peshmergas.
Selon un communiqué de la présidence de la région du Kurdistan, la réunion a examiné les implications sécuritaires de l'escalade du conflit régional et évalué les menaces émergentes.
Plusieurs nouvelles décisions et directives en matière de sécurité ont été prises afin de préserver la stabilité dans la région du Kurdistan et d'orienter la manière dont les institutions doivent réagir aux événements en cours.
Le vice-président Sheikh Jaafar Sheikh Mustafa, les ministres des Affaires peshmergas et de l'Intérieur de la région du Kurdistan, ainsi que des hauts responsables militaires et des hauts responsables peshmergas, ont participé à la réunion.
Au cours des discussions, M. Barzani a réitéré la position officielle de la région du Kurdistan, qui refuse de prendre part aux guerres et aux affrontements régionaux en cours, soulignant que le maintien de la stabilité et de la sécurité internes restait une priorité absolue.
Il a également insisté sur le fait que la région du Kurdistan ne permettrait pas que son territoire devienne une source de menace ou de danger pour l'Iran ou pour tout autre pays voisin.
Dans le même temps, la réunion a fermement condamné les récentes attaques de drones et de missiles menées par ce que le communiqué décrit comme des « groupes hors-la-loi en Irak », qui ont pris pour cible la région du Kurdistan et causé des pertes humaines et des dégâts matériels.
À cet égard, la présidence a appelé le gouvernement fédéral irakien à assumer ses responsabilités en empêchant de telles attaques et en identifiant et poursuivant leurs auteurs.
La déclaration a souligné que ces attaques constituent une violation flagrante de la souveraineté nationale et une menace sérieuse pour la stabilité générale.
La réunion s'est conclue par l'expression de condoléances aux familles des victimes des attaques et par des éloges au dévouement et à la vigilance des forces peshmergas et des institutions de sécurité pour leurs efforts continus visant à protéger la population et le territoire de la région du Kurdistan.
Cette réunion intervient à un moment où l'instabilité s'intensifie en Irak et dans l'ensemble du Moyen-Orient, alors que le conflit opposant les États-Unis et Israël d'un côté, et l'Iran et ses forces alliées de l'autre, continue de s'aggraver.
Ces dernières semaines, le conflit a déclenché une série d'attaques de drones et de missiles dans toute la région, notamment des frappes menées par des milices soutenues par l'Iran contre des sites en Irak, notamment dans la région du Kurdistan.
Ces développements ont fait craindre que l'Irak ne devienne le théâtre d'un conflit régional plus large, ce qui a incité les dirigeants kurdes à insister sur la neutralité et à appeler le gouvernement fédéral de Bagdad à empêcher les groupes armés opérant en dehors du contrôle de l'État d'entraîner le pays dans un conflit de plus en plus intense.
[Source : Kurdistan 24 English - traduit par EDGE news]