Nantes relégué en Ligue 2 après sa défaite contre Lens

Les Canaris se sont inclinés (0-1) contre les Sang et Or qui, eux, s’ouvrent les portes de la Ligue des champions.

Mai 10, 2026 - 10:31
Nantes relégué en Ligue 2 après sa défaite contre Lens
Le Lensois Mezian Mesloub (au centre) marque l’unique but du match contre Nantes au stade Bollaert, à Lens, le 8 mai 2026. YVES HERMAN/REUTERS

L’accès à la Ligue des champions pour les uns, la descente en Ligue 2 pour les autres : c’est peu dire que la rencontre entre Lens et Nantes, vendredi 8 mai, sur la pelouse du stade Bollaert, était un match à enjeu. Devant leur public, les Sang et Or l’ont emporté (1-0) contre des Canaris en détresse, en ouverture de la 33e journée de Ligue 1.

Alors qu’un point pouvait suffire aux Lensois pour assurer leur qualification pour la plus prestigieuse compétition européenne, ils en engrangent trois, leur assurant ainsi de finir deuxième, juste récompense d’une saison réussie.

Pour Nantes, au contraire, celle-ci se termine par la relégation redoutée depuis plusieurs mois, à mesure que ce club historique du championnat s’enfonçait dans les profondeurs du classement. Le sursis obtenu face à Marseille (3-0), samedi 2 mai, n’a pas suffi à maintenir les Canaris dans l’élite, deux mois après l’arrivée sur leur banc de Vahid Halilhodzic. Lors d’une conférence de presse, à l’issue de la rencontre, l’entraîneur s’est dit « incapable de parler », « triste pour le FC Nantes », avant de quitter la pièce, très ému. Le gardien, Anthony Lopes, a, lui, exprimé « un sentiment de honte » face à cette descente en Ligue 2.

La performance nantaise dans l’antre lensois n’a pourtant pas été indigente, mais elle n’a pas suffi. Au coup d’envoi, un succès semblait possible face aux Artésiens, privés de cinq titulaires – Florian Thauvin, Allan Saint-Maximin, Saud Abdulhamid, Adrien Thomasson et Mamadou Sangaré – laissés au repos ou suspendus. D’autant que leur entraîneur, Pierre Sage, avait choisi un onze surprenant, en titularisant Abdallah Sima au poste de piston droit, ainsi que Rayan Fofana et Wesley Saïd, plutôt que Florian Sotoca, en soutien d’Odsonne Edouard.

L’équipe A lensoise tournant au ralenti depuis plusieurs semaines, cette équipe B n’est pas allée plus vite au cours d’un premier acte seulement ponctué de quelques frappes de Saïd (8e), Sima (13e) et Andrija Bulatovic (26e).

Mezian Mesloub, buteur de 16 ans

Après avoir rejoint les vestiaires sous quelques sifflets, les joueurs de l’Artois ont été plus toniques en seconde période, bien aidés par les changements apportés par Pierre Sage : l’entrée en jeu de Sotoca à la mi-temps à la place de Fofana, à côté de son sujet, puis de Ruben Aguilar (59e), qui a permis de replacer Sima plus haut sur le terrain. Par deux fois, le Racing a cru ouvrir le score (Saïd, 69e ; Sima, 70e) mais les deux buts ont été refusés pour une position de hors-jeu puis pour une main.

En face, Nantes a également eu des occasions, la plus belle par l’inévitable Matthis Abline, dont la frappe a heurté un poteau (75e) après un débordement sur le côté droit.

Quelques instants plus tard, ce sont les Sang et Or qui ont finalement marqué grâce à un jeune homme de 16 ans formé à La Gaillette, Mezian Mesloub, le fils de Walid Mesloub, ancien joueur de Lens. Quelques secondes après son entrée en jeu, l’adolescent a converti son premier ballon en Ligue 1 par un but d’une frappe croisée à la suite d’un échange avec Andrija Bulatovic, à peine plus âgé (19 ans), mais déjà confirmé. Ce coup d’éclat a délivré Bollaert et porté le compteur du club du bassin minier à 67 points, ce qui lui assure de ne plus être rejoint par Lyon (3e, 60 pts), et l’autorise même à rêver de bousculer le Paris Saint-Germain (1er, 70 pts).

Lens peut désormais se tourner sereinement vers le dernier grand objectif de sa saison : la finale de la Coupe de France, vendredi 22 mai, contre Nice.

[Source : Le Monde]