Soldat français tué : le Premier ministre irakien promet "des mesures" pour "empêcher" ces attaques

Une frappe de drone a tué jeudi soir un militaire français, Arnaud Frion, et blessé six autres soldats engagés dans la lutte antijihadiste à Erbil, au Kurdistan irakien.

Mar 14, 2026 - 08:30
Soldat français tué : le Premier ministre irakien promet "des mesures" pour "empêcher" ces attaques
La base où une frappe de drone a tué un soldat français et blessé six autres, dans la région d'Erbil, en Irak, le 13 mars 2026. (ANADOLU / AFP)

Le Premier ministre irakien a promis, vendredi 13 mars, de prendre "les mesures nécessaires pour empêcher" de nouvelles attaques, après la frappe de drone qui a tué un militaire français et blessé six autres soldats engagés dans la lutte antijihadiste à Erbil, au Kurdistan irakien. Lors d'un appel avec Emmanuel Macron, Mohamed Chia al-Soudani a exprimé "sa solidarité" avec la France, assurant qu'une enquête serait menée.

Le président du Kurdistan autonome d'Irak, Nechirvan Barzani, qui s'est aussi entretenu avec le chef d'Etat français, a de son côté appelé les autorités de Bagdad à "fixer des limites aux groupes hors-la-loi", condamnant cette "attaque terroriste". "La France n'est pas engagée en guerre contre qui que ce soit", a pour sa part réaffirmé vendredi Emmanuel Macron, assurant que "la position de la France est purement défensive" face à la guerre au Moyen-Orient.

L'adjudant-chef Arnaud Frion est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Agé de 42 ans, il a été "frappé par un drone Shahed", selon le chef de corps du 7e BCA, le colonel François-Xavier de la Chesnais. Les six blessés sont "toujours à l'hôpital. Leur rapatriement en France se met en place", selon le ministère des Armées.

Des soldats présents pour former des Irakiens à la lutte contre le terrorisme

Le drone a frappé jeudi soir la base kurde de Mala Qara où étaient installés les militaires français. La base est située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien. Les militaires français touchés étaient "engagés dans des actions de formation à la lutte contre le terrorisme auprès de partenaires irakiens", selon l'état-major des Armées.

Les autorités françaises n'ont pas désigné les responsables de l'attaque. En parallèle, un groupe armé pro-iranien nommé Ashab al-Kahf a annoncé vendredi sur Telegram prendre pour cible les intérêts français dans la région après le déploiement du porte-avion français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale.

[Source: Franceinfo]