Substances psychédéliques : Donald Trump allège des restrictions pour les anciens combattants qui luttent contre le stress post-traumatique
Aux Etats-Unis comme dans de nombreux pays, l’accès à ces substances est extrêmement limité, voire complètement interdit. Des anciens combattants militent depuis des années pour faciliter leur accès et limiter les suicides.
Le président américain, Donald Trump, a pris, samedi 18 avril, un décret afin de permettre la levée des restrictions sur des substances psychédéliques. La mesure vise à faciliter la recherche sur leurs effets antidépresseurs, susceptibles de soulager les anciens combattants qui luttent contre le stress post-traumatique.
Soulignant que quelque 6 000 vétérans américains par an se suicident, à un rythme double de celui de la population générale, le texte ordonne à l’agence américaine du médicament, la FDA, d’accélérer le passage en revue de certaines substances pour, in fine, faciliter leur utilisation par des patients. Aux Etats-Unis comme dans de nombreux pays, l’accès à ces substances est extrêmement limité, voire complètement interdit, car elles sont classées comme addictives, ce que l’administration Tump veut progressivement changer.
Une demande d’anciens combattants
Des anciens combattants, en particulier des forces spéciales, militent depuis des années pour faciliter l’accès à certaines de ces substances psychédéliques afin de traiter leur stress post-traumatique, malgré leur étiquette de symbole de la contre-culture hippie.
Beaucoup assurent que les cocktails d’antidépresseurs qu’on leur prescrit s’avèrent inefficaces, et certains sont allés au Mexique, où des psychédéliques sont autorisés, pour en bénéficier. Donald Trump a affirmé samedi matin qu’il a été poussé à prendre ce décret par Joe Rogan, podcasteur conservateur très influent, présent derrière lui dans le bureau Ovale, à la Maison Blanche, lors de ska signature.
L’une des substances mentionnées dans le décret de samedi est l’ibogaïne, extraite d’un arbuste de la forêt équatoriale africaine. Donald Trump a déclaré samedi que les patients qui en ont utilisé « ont vu en un mois une réduction de 80 à 90 % de leurs symptômes de dépression et d’anxiété », ajoutant en plaisantant : « Je pourrais en avoir, s’il vous plaît ? » Cette substance comporte cependant des risques, au niveau cardiaque en particulier.
Le décret « lèvera les obstacles juridiques qui empêchent les chercheurs, scientifiques, médecins et cliniciens américains d’étudier correctement ces médicaments et, lorsque cela sera approprié, d’établir des protocoles pour leur usage thérapeutique sûr », a affirmé Robert F. Kennedy Jr, le ministre de la santé de Donald Trump.
[Source: Le Monde]