Le Nigeria et les États-Unis mènent une nouvelle frappe conjointe contre le groupe État islamique
Les États-Unis et le Nigeria ont mené de nouvelles frappes contre le groupe État islamique dans le nord-est du Nigeria, où sévit une insurrection djihadiste depuis dix-sept ans, a annoncé ce lundi 18 mai le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (Africom).
Ces frappes sont intervenues peu après une opération conjointe des deux pays ce weekend, lors de laquelle a été tué le djihadiste Abou Bilal al-Minuki, présenté par Washington et Abuja comme le numéro deux du groupe État islamique (EI) dans le monde. L'Africom a déclaré, dans un communiqué publié lundi, avoir mené dimanche, "en coordination avec le gouvernement nigérian" de "nouvelles frappes militaires contre l'État islamique dans le nord-est du Nigeria".
"Les renseignements ont confirmé que les cibles étaient des militants de l'État islamique. L'évaluation complète de la situation est en cours", a-t-il ajouté, précisant qu'"aucun membre des forces américaines ou nigérianes n'a été blessé".
Le nord du Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, est confronté à une double insécurité: d'une part la violence de groupes djihadistes, et d'autre part celle de bandes criminelles, qui procèdent fréquemment à des attaques contre des villages et à des enlèvements massifs contre rançons. La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements ces derniers mois a attiré l'attention des États-Unis.
"Soutien indéfectible"
Le président américain Donald Trump affirme que les chrétiens du Nigeria sont "persécutés" et victimes d'un "génocide" perpétré par des "terroristes", ce qu'Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans.
L'armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, avait mené le jour de Noël des frappes dans l'État de Sokoto (nord-ouest) visant, selon Washington, des djihadistes de l'EI.
Washington a depuis déployé environ 200 soldats au Nigeria pour soutenir et former ses forces armées. Après l'annonce de la mort d'Abou Bilal al-Minuki, le président nigérian Bola Tinubu avait remercié Donald Trump pour son "soutien indéfectible", disant attendre "avec impatience des frappes plus décisives contre toutes les enclaves terroristes à travers le pays".
[Source : TV5Monde]