« Harry Kane n’a pas de rival » : la presse internationale salue le sauveur de l’Angleterre en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026

Longtemps menés au score par la République démocratique du Congo, mercredi, les Three Lions s’en sont une nouvelle fois remis au talent de leur capitaine Harry Kane, auteur d’un doublé synonyme de qualification pour la suite de la compétition.

Juil 3, 2026 - 04:57
« Harry Kane n’a pas de rival » : la presse internationale salue le sauveur de l’Angleterre en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026
L’attaquant anglais Harry Kane, après son premier but lors du match de la Coupe du monde 2026 contre la République démocratique du Congo, à Atlanta (Géorgie), le 1ᵉʳ juillet 2026. BUTCH DILL/AP PHOTO

Depuis leur unique sacre en Coupe du monde, en 1966, les Anglais courent désespérément après un nouveau titre mondial. Désillusion après désillusion, ils repartent en campagne, portés par l’espoir. Celle de 2026 aurait pu tourner court, dès les seizièmes de finale, mercredi 1er juillet, contre un adversaire congolais valeureux et très bien organisé, qui menait 1-0 à un quart d’heure de la fin du temps réglementaire.

« Ne vous y trompez pas, l’Angleterre se dirigeait vers une humiliation comparable à celle subie lors de la défaite en huitièmes de finale de l’Euro 2016 face à l’Islande et à celle essuyée lors de la Coupe du monde contre les Etats-Unis en 1950 », écrit la BBC. Jusqu’au moment où « [Harry] Kane, comme il le fait si souvent, prenne les choses en main ».

L’Angleterre a encore une fois pu compter sur son avant-centre de presque 33 ans, auteur d’un doublé en l’espace de onze minutes (75e puis 86e minute). « Kane a sans doute livré sa plus belle performance en tant que joueur de l’équipe d’Angleterre, en sauvant non seulement un match à élimination directe, mais aussi en évitant ce qui aurait pu être un traumatisme générationnel », lance The Guardian.

La BBC rappelle les faits d’armes de son meilleur soldat, qui, grâce à son cinquième but dans ce Mondial – un de moins que Lionel Messi et Kylian Mbappé –, se mêle aux meilleurs buteurs de l’histoire : « Kane dépasse désormais Pelé et se hisse à la sixième place ex æquo du classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Coupe du monde avec 13 buts. Il totalise désormais 84 buts avec l’Angleterre, ce qui le place à égalité avec le légendaire Hongrois Ferenc Puskas à la neuvième place du classement des meilleurs buteurs internationaux de tous les temps. »

Les exploits du buteur anglais dépassent les frontières britanniques, puisque en Espagne, Marca le qualifie de « meilleur numéro neuf au monde. » Le quotidien sportif modère néanmoins son appréciation : « Messi et Mbappé se livrent un magnifique duel pour le titre de meilleur buteur de la Coupe du monde, mais si l’on s’en tient strictement au profil du numéro 9, Harry Kane n’a pas de rival. [Erling] Haaland est le prototype de l’avant-centre conçu pour les années à venir, mais l’Anglais est le modèle original, la source de tout. »

Pessimisme ambiant

Après cette qualification obtenue de justesse, les Three Lions vont devoir relever un nouveau défi de taille : affronter le Mexique, l’un des trois pays organisateurs de la Coupe du monde, dans le mythique stade Azteca de Mexico. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung anticipe « un match épique » et rappelle que c’est dans cette enceinte que l’Argentin Diego Maradona « avait éliminé l’Angleterre de la compétition en 1986 grâce à la “main de Dieu”. »

Contre des Mexicains qui n’ont jamais perdu dans leur antre en dix matchs de Coupe du monde, la tâche sera difficile pour les Anglais, qui sont loin d’avoir montré un visage de futur vainqueur, comme le souligne le Financial Times :« Même si l’Angleterre méritait de battre une République démocratique du Congo très compétente, elle n’a, une fois de plus, pas réussi à se montrer à la hauteur des attentes formulées avant le tournoi, qui la voyaient comme une candidate plausible à la victoire lors de la Coupe du monde 2026 », relève le quotidien financier.

Les défauts de la sélection de Thomas Tuchel sont pointés du doigt, en particulier la défense. The Independent relève que « l’argument selon lequel l’Angleterre jouerait mieux face à des équipes de haut niveau semble peu convaincant si elle n’est pas capable de défendre. L’Angleterre ne peut pas remporter la Coupe du monde si elle se montre aussi fragile en défense ».

Pour sa part, The Mirror prédit d’ores et déjà une issue funeste à son équipe et ne voit que la chance pour la sauver contre le Mexique : « Ils auront bien besoin d’un petit coup de pouce pour s’imposer à l’Azteca face au Mexique. Si les Congolais ont pu mettre leur défense à ce point en difficulté, imaginez ce que les coorganisateurs peuvent faire, compte tenu de leur bilan impressionnant à domicile. » Le tabloïd insiste : si ses protégés « jouent comme ça face au Mexique, ils seront éliminés ».

Finalement, l’espoir résidera, encore et toujours, sur un même homme. « Tant que Kane reste en forme, l’Angleterre a encore une chance. Peut-être pas la même que celle dont semble disposer la France, mais une chance d’outsider », espère The Times. Et le quotidien britannique de détourner la devise américaine : « In Kane, we trust ».