Guerre en Iran: Donald Trump annonce la fin du cessez-le-feu, après les nouvelles frappes des États-Unis et la riposte de Téhéran

Après Téhéran, le président américain Donald Trump a affirmé, mercredi 8 juillet, que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé". La veille, l'armée américaine avait mené une "série de puissantes frappes" ayant tué un Gardien de la révolution. L'Iran a riposté en visant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Juil 8, 2026 - 17:26
Guerre en Iran: Donald Trump annonce la fin du cessez-le-feu, après les nouvelles frappes des États-Unis et la riposte de Téhéran
De la fumée s'élève de l'aéroport international de Koweït après une frappe de drone visant un dépôt de carburant à Koweït, au Koweït, mercredi 25 mars 2026. Associated Press

Des frappes américaines, cinq à six fois plus puissantes que les précédentes en l’Iran, depuis la signature du protocole d’accord, conclu le mercredi 17 juin. C’est ce qu’affirme le commandant du Commandement central des États-Unis, ce mardi 7 juillet. Un membre de la marine des Gardiens de la Révolution est mort durant l’attaque américain, selon l'agence de presse gouvernementale Irna.

"Un membre des Gardiens, Mohammad Reza Khazini, a été touché par des éclats d'obus et est tombé en martyr alors qu'il affrontait des drones ennemis" à Mahshahr, ville portuaire située non loin de l'Irak, indique Irna, citant un communiqué des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran.

Selon l’armée américaine, près de 80 cibles ont été visées en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne, des postes de commandement, des batteries antimissiles et une soixantaine de vedettes rapides déployées le long des côtes iraniennes bordant le détroit d’Ormuz. Les États-Unis affirment que ces frappes répondent aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux qui transitaient par le détroit d'Ormuz.

"En représailles à l'agression de l'ennemi américain"

Une partie de ces infrastructures avait déjà été prise pour cible par les États-Unis au début de la guerre en Iran, le 28 février 2026. Mais, selon une source américaine citée par le Wall Street Journal, l'Iran était depuis parvenu à reconstruire une grande partie des installations et de l'arsenal militaire qui s'y trouvaient.

Téhéran a accusé, mercredi 8 juillet, les États-Unis d’avoir "violé" le protocole d’accord signé entre les deux pays à la mi-juin. La République islamique a annoncé, dans la foulée, avoir mis fin au cessez-le-feu et avoir frappé 85 installations sur des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, "en représailles à l’agression de l’ennemi américain".

L'armée du Koweït a annoncé, ce mercredi 8 juillet, faire face à "des attaques de missiles et de drones hostiles", sans préciser leur origine. "Les systèmes de défense aérienne du pays sont à l’œuvre", assure l’armée dans un communiqué publié, ce mercredi 8 juillet, sur X. "Des drones de l'armée ont attaqué les forces ennemies américaines situées sur la base Cheikh Isa", a déclaré l'armée iranienne dans un communiqué relayé par l'agence officielle Irna, peu après que des explosions ont été entendues à Bahreïn. 

Des réactions contrastées durant le sommet de l’OTAN 

Le président américain, Donald Trump, participe au sommet de l'OTAN à Ankara. Depuis la capitale turque, le secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, a estimé que les dernières frappes américaines en Iran étaient "absolument nécessaires". "Il est crucial que les États-Unis réagissent avec fermeté", a-t-il déclaré, mercredi 8 juillet, devant la presse, au deuxième jour du sommet.

À l'inverse, le Premier ministre néerlandais, Rob Jetten, a estimé qu'il était important de montrer à l'Iran que  "les violations du cessez-le-feu ne seront pas acceptées". "Dans le même temps, il faut exercer une pression diplomatique maximale afin de garantir la poursuite des négociations et de parvenir à une solution", a-t-il ajouté. 

Fin du cessez-le-feu par Washington et Téhéran

Le président américain, Donald Trump, a affirmé, mercredi 8 juillet, à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs". "En ce qui me concerne, c'est terminé c'est simplement une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

En parallèle de ces frappes, les États-Unis ont annoncé le rétablissement des sanctions économiques visant le pétrole iranien. "L'action des États-Unis visant à révoquer la dérogation aux sanctions sur les ventes de pétrole iranien constitue une violation flagrante de l'article 10", écrit le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, sur X, mercredi 8 juillet.

"L'Iran, tout en émettant un avertissement sérieux concernant les conséquences de la violation de l'accord par l'Amérique, prendra des mesures décisives pour protéger ses intérêts nationaux et sa sécurité", termine-t-il. 

Les cours du pétrole ont bondi ce mercredi 8 juillet. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s’envolait de 5,26 % à 78,06 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, progressait de 5,32 % à 74,19 dollars.

[Source : TV5Monde]